Répondant aux impulsions verticales de l’autel, la lumière descend du ciel à travers les voûtes gothiques où Narciso Tomé a perforé audacieusement les arcs et les pleins pour favoriser la rencontre mystique entre les anges et les saints lors de l’exaltation de l’eucharistie. Oeuvre de Narciso Tomé (1721-1731). Tolède, Espagne
Taverne de Luis Meléndez, 1722. Musée du Prado, Madrid, Espagne.
Sur la façade de la cathédrale romane de Saint Jacques de Compostelle, d’aspect baroque, avec sa profusion ornementale qui encadre la statue de Saint Jacques Tueur de Maures, la statue du saint vainqueur des maures, érigée sur le plus vaste édicule entre les deux tours. Œuvre de Fernado Casas y Novoa à partir de 1738 Saint Jacques de Compostelle, Espagne.
Cette sainte, choisie parmi celles qui entourent le Tabernacle de la Chartreuse de Grenade, personnifie l’intensité de l’élévation mystique. Grenade (1704-1720), Espagne.
L’exagération du Baroque espagnol s’exprime dans ce détail de la «trasperencia» de la cathédrale de Tolède, avec une profusion d’anges. Oeuvre de Narciso Tomé, 1721. Cathédrale de Tolède, Espagne.
Deux cariatides aux gestes déliés supportent la toiture du salon d’audiences de Queluz. Le baroque « civil » revêt une splendeur délicate dans des espaces qui ne sont pas démesurés.
Les célèbres escaliers du Bom Jesus do Monte (1723-1837), sur le mont Espinho, près de Braga, forment le calvaire d’une église de pèlerinage consacrée à la Sainte Croix. Les stations du Golgotha spirituel conduisent graduellement vers l’église achevée en 1811 par Cruz Amarante, et qui remplace la sanctuaire originel de forme ronde. Braga, Portugal
Détail de la 'talha' – ou niche d’exposition de l’ostensoir – dans l’église de São Pedro de Obidos, au Portugal. Les éléments en bois doré de cet autel ont survécu au séisme de 1755. La qualité de l’ange agenouillé conjugue un élégant dynamisme à un drapé bien structuré. Obidos, Portugal.
Sur la rive de l’Ebre, la cathédrale du Pilar, avec ses quatre tours d’angles semblables à des minarets se caractérise par un moutonnement de coupoles. Oeuvre de Francisco Herrera el Mozo (1680). Saragosse, Espagne
Contemporain de la Clerecía de Salamanque, ce cabaret avec des chardons montre un réalisme presque clinique, propre au XVIIème siècle espagnol. Œuvre de Felipe Ramírez (1628). Musée du Prado, Madrid, Espagne.
La Coupole de la Clerecía de Salamanque, montre l’intérêt précoce de l’architecte pour l’italianisme. Conçue en même temps que le panthéon de Crescenzi de l’Escorial. Œuvre de Juan Gómez de Mora (1617). Salamanque, Espagne
Ce détail du célèbre portrait de la reine Marianne d’Autriche, représente l’épouse de Philippe IV dans ses atours les plus somptueux Œuvre de Diego Velázquez (1652). Musée du Prado, Madrid, Espagne.