UN CHEF-D’OEUVRE CATHOLIQUE


Les éditions M. Moleiro, de Barcelone, publient en « Quasi-Original » * Les Heures d’Henri IV, un manuscrit daté du début du 16e siècle. C’est un chef-d’oeuvre doré. Une suite de pages aux enluminures douces et rêveuses. Un songe réel. Celui de la croyance en l’état de grâce, donné par la religion, sur les chemins de la Trinité, par la prière et la réflexion. Les 90 folios de ce Livre d’Heures ont été minutieusement reconstitués, pour un tirage limité à 987 exemplaires numérotés et certifiés par notaire. Tel est le principe de cette maison d’édition de luxe à la réputation internationale. Recréer un monde lointain et jamais oublié, par cet absolu du livre ancien, précieux et rare.


UN OUTIL DE LA RELIGION

Le Livre d’Heures permettait de suivre jour, après jour, les prières plaisant à Dieu. Elles permettaient de préparer son salut pour le Jugement dernier. Il ne s’agissait pas d’une démarche tournée vers soi, mais vers l’essence du monde. On ne priait pas pour obtenir une aisance quelconque au Paradis. Le véritable sens de la prière et de la méditation religieuse était de ne pas nuire à l’harmonie céleste et de s’y conformer, en bon chrétien. Les personnages exemplaires des enluminures, les symboles, les animaux fantastiques rappellent le surnaturel de notre monde, avec les bons et les mauvais choix que nous décidons nous-mêmes. Les dessins lumineux et les couleurs apaisantes aident le lecteur à se diriger vers le bien et la morale définis par la religion. La Passion du Christ et toutes les histoires représentées ont été vécues. Elles nous indiquent la voie à suivre. Où Dieu donne sa bénédiction.
 
C’est le principe même des Livres d’Heures : édifier, apprendre à raisonner à l’intérieur d’une cosmogonie, vivre soi-même une vie édifiante. Le nombre des Saints, la variété des scènes, les symboles, offrent au lecteur un chemin où il ne sera pas seul, mais où son âme, son esprit, vont se mettre en avant.
 
Le Concile de Nicée avait condamné les doctrines d’Arius, et intégré dans le même concept l’âme et l’esprit. Les Livres d’Heures respectent cette règle. Ils montrent des êtres vivants où le corps obéit à déjà à une loi divine, dans une dualité le monde d’en haut – le monde d’en bas. L’intelligence du croyant repose sur sa capacité certaine à comprendre le monde divin. Le corps du croyant importe peu. Il est d’une grande beauté, mais donnée par le sentiment du surnaturel. La réflexion personnelle, la perception de la réalité viennent non pas de son analyse du quotidien, mais de son rapport avec Dieu. La personnalité se modèle dans un monde collectif, et celui-ci se dirige vers la fin du temps matériel, c’est-à-dire La Fin des Temps.
 
Ainsi les Livres d’Heures ne montrent pas l’individu en tant que tel, mais le monde du sacré, où son abstraction désincarnée doit venir participer à l’ensemble. On part du haut, la prière mène à ce monde de l’absolu, indiqué par les textes, les ornements, la perfection du dessin et des peintures.
 
Ce Livre d’Heures, qui appelle à des prières et des réflexions quotidiennes, n’a en fait rien d’habituel, si ce n’est sa façon de rythmer le temps, pour nous montrer ce monde merveilleux à notre portée, si proche de nous, et si loin de notre nature lorsque nos portes intérieures ne s’ouvrent pas à la perception de la vraie foi. À une époque où la Bible se lisait très peu, où les bréviaires étaient l’apanage des religieux, le Livre d’Heures était l’outil peut-être indispensable – à celui qui pouvait lire et avait la chance d’en posséder un - afin de ne pas se perdre dans la vie matérialiste assimilée, à cette époque, à une vie de péchés. Le Livre d’Heures permettait de structurer son raisonnement religieux, et le pouvoir magique des prières indiquées agissait. Le croyant pouvait ainsi voir et réaliser son œuvre sur cette terre.
 

LE LIVRE D’HEURES D’HENRI IV

On ne sait pas qui fut le premier propriétaire de cet ouvrage. Il semble avoir été créé entre les années 1500 et 1520. Une période intermédiaire entre la grandeur du Moyen-âge et la splendeur de la Renaissance. Henri IV en a hérité de son cousin l’archevêque Charles II de Bourbon à la mort de celui-ci. Il a fait graver ses armes sur la première page de couverture et sur la dernière. D’après les historiens d’art, le style présenterait une grande parenté stylistique avec l’atelier du parisien Jean Pichore, il était influencé par le style de Jean Bourdichon. La personnalité d’un des collaborateurs de son atelier se distingue et semble se retrouver dans d’autres manuscrits. À cette époque, l’imprimerie existait déjà. Elle permettait d’éditer de magnifiques ouvrages. Mais ils ne pouvaient pas atteindre en perfection l’exemplaire unique élaboré à la main, avec ses peintures, ses dessins et ses couleurs, uniques en leur genre, comme des tableaux, créés par un artiste travaillant pour un seul commanditaire. Celui-ci pouvait donner ses indications sur les enluminures, sur le graphisme et même les textes des prières. Il pouvait ajouter des folios sur les Saints auxquels il était particulièrement attaché. Ensuite, tout au long de sa vie, il prenait son Livre d’Heures, il priait, il méditait, respectant le chemin indiqué afin de plaire à Dieu. Le Livre d’Heures indiquait une structure culturelle, sensitive, intuitive, logique et hors de toute logique à la fois. Le manuscrit d’Henri IV représentait la voie de la religion chrétienne en ce début du 16e siècle. Avec la façon de ressentir le beau et le religieux et percevoir ainsi l’au-delà.
 

LE DÉBUT DES TEMPS NOUVEAUX

Tous les tableaux de ce Livre d’Heures ont un point commun : l’apaisement des lieux et des sujets, leurs regards plongés vers le sublime d’une vérité divine. Apparaît ainsi la notion de bonheur fondamental, lié à un état de grâce, venu de l’osmose du croyant, ou de la personne sanctifiée, avec les objectifs de Dieu : Ouvrir aux vivants les portes de son royaume où leur transfiguration aura lieu. Cet état supérieur est indiqué par les couleurs douces, simples et fortes à la fois. Elles sont à la portée du croyant si celui-ci accepte de se livrer à Dieu. Alors vient l’apaisement donné par le décor enchanteur et les prières. C’est tout un discours. Il correspond à la culture de ce début du 16e siècle, à un moment où l’Église se considère encore unie. Malgré le protestantisme qui va se développer, elle est très attentive à cette osmose envers Dieu. Peut-être parce qu’elle ressent que toute une forme du raisonnement intellectuel commence à se séparer de la foi catholique. C’est déjà le début du monde moderne, avec l’idée que la Terre est une planète ronde. La science va commencer à mener à des modifications du raisonnement, et pour cela, elle va devoir se fonder sur une rationalité des plus concrètes, partant de la réalité de l’expérience, et non plus de l’idée de la Cité de Dieu projetée sur notre monde.
 
Et ce désir du tangible, on le trouve déjà dans les dessins, dans les objets et les paysages qui sont peints comme s’ils étaient déjà paradisiaques. Ce sont des scènes racontées avec le plus grand réalisme qui ornent ce Livre d’Heures. Aucune fioriture extraordinaire, tout semble réel parce que tout est réel. Les visages, les mains sont représentés avec minutie. Il en sort une formidable impression de vivant. Parce que tout est vivant. Même si l’idéal vient de Dieu et façonne la conduite des Saints représentés.
 
Et c’est ainsi, à partir de cette réalité effective, que se trouve finalement le chemin menant vers ce rapprochement intime avec Dieu, par l’intermédiaire de ses envoyés sur notre terre : Jésus, le Saint-Esprit, la Vierge Marie et tous les Saints vont pouvoir être appelés par la Prière de façon très organisée grâce à ce Livre d’Heures. Les voies du sacré sont toujours là, à côté de nous, car Dieu, est proche de nous et la prière devient un acte concret menant du naturel au surnaturel, entouré de scènes vivantes et compréhensibles par notre cerveau humain.
 

UN OUVRAGE DE PERFECTION

Une évidence : il s’agit d’une oeuvre exceptionnelle. Toutes les pages de texte sont à fond d’or. La soixantaine de peintures inspirées du Nouveau Testament constituent un exemple rare de l’art de l’enluminure en grisaille à ce tournant du 16e siècle. Les illustrations du calendrier, les quatre petites scènes de la Passion inscrites dans les colonnes de texte, sont dessinées au trait, sur le fond doré. On trouve aussi une chose rare : un alphabet couvre à plusieurs reprises les bordures. Et les grandes initiales, contrairement à ce dont on a l’habitude pour l’époque, sont peintes en blanc, avec des rehauts violets et d’or.
 
En revanche, comme dans tous les autres Livres d’Heures du Moyen-âge et de la Renaissance, le texte est écrit en noir et les titres sont en rouge. Dans le calendrier, les noms des Saints sont alternativement en rouge et en noir. Les quatre-vingt-dix folios du manuscrit suivent aussi la composition traditionnelle des Livres d’Heures : le calendrier, les extraits des Évangiles, les prières à la Vierge, la Passion selon saint Jean, les heures de Notre- Dame, les heures du Saint-Esprit, les Psaumes de la Pénitence et les litanies, l’office des morts et les suffrages des Saints. La logique de cet enchaînement est celle du sacré et du dogme : La notation des jours est protégée par l’exemplarité des Saints dont la fête est indiquée, tous ils ont suivi l’enseignement des Évangiles, la Vierge Marie intercède par sa souffrance pour le salut des croyants. Ainsi se dévoile la présence du Saint-Esprit et la définition de la Trinité, fondement même du christianisme par le Dieu incarné. Le croyant, marqué par le pêché originel, en appelle par la pénitence et la litanie des Saints, il aide au cycle de l’absolu de s’accomplir selon la volonté de Dieu.
 
Il ne s’agit pas de ce que l’on appelle la foi du charbonnier. Mais d’un concept élaboré. Il repose sur un raisonnement culturel, une méditation de haut niveau, et la très forte volonté d’être fidèle à ces dogmes religieux tels que l’Église de Rome les a définis. Le Livre d’Heures est ainsi un engagement. Il vaut un manifeste. Il est aussi plus que cela. Il est à la fois un repos et un aiguillon, pour une orientation complexe de toute la vie, à chaque instant, à chacune des prières de la journée. Le suivre, c’est arriver à mener une vie de perfection et cela nécessite d’y réfléchir à chaque instant important de son quotidien.
 
Les doctrines protestantes apparaissent en 1517. Le Concile de Trente fixera certaines règles importantes du catholicisme entre 1535 et 1537. Ce Livre d’Heures dit d’Henri IV date au plus des années 1520. Il en est d’autant plus intéressant : Il nous indique l’état d’esprit de la chrétienté au moment où commence la grande querelle. Les conditions de cette rupture du protestantisme étaient donc déjà latentes. Ce Livre d’Heures se situe à une époque charnière où l’ère médiévale a disparu. Mais où la mentalité de la Renaissance n’a point établi ses marques profondes. Il indique déjà une évolution de la société.
 

UNE ÉVOLUTION SOCIOLOGIQUE

En ce début du 16e siècle, la France et l’Europe ont bien changé. Le pouvoir culturel des villes prime sur les campagnes. Le droit est devenu essentiel. Avec l’épargne, la production de blés et de viandes, de fourrages et de tissus. Le rôle de l’or est monté en puissance avec la découverte des Amériques et le début du mercantilisme. Il est la valeur de référence dans le monde économique où les financiers et négociants internationaux commencent à bâtir des fortunes colossales. Les grands seigneurs et les grands bourgeois, les principaux évêques dominent la ville. Ils deviennent les seuls interlocuteurs des monarques car ceux-ci cherchent à enrichir leurs États. Cette caste travaille de plein pied avec l’Église car celle-ci, échaudée par l’échec des Croisades, préfère la paix à la guerre. Cette nouvelle élite bourgeoise et anoblie sera dénommée noblesse de robe. Elle a existé, tout au long du Moyen-âge. Mais elle n’a jamais été aussi influente. Elle occupe les postes de la fonction publique. Elle aime les négociations, les discussions et les livres. Elle s’est formée dans les études de notaire, dans les différentes chancelleries, évêchés, entreprises de commerce. Elle est très préoccupée de religion. Peut-être plus que la noblesse chevaleresque à l’esprit plus indépendant et guerrier, moins tournée vers les études. Le temps est fini où un noble influent pouvait ne pas savoir écrire, à peine lire, et dirigeait une ville selon sa volonté et ses stratégie de seigneur. Dans les armées, le style des officiers est plutôt rural et aventurier. Mais le rêve de la chevalerie connaît son déclin annoncé par l’émouvant Don Quichotte de Cervantès. L’artillerie et l’arquebuse permettent des combats où le corps à corps perd de son importance. Une autre forme de guerre apparaît : elle repose sur le calcul approfondi du tir, sur le financement de ces nouvelles armes, sur des calculs que l’on apprend dans des livres de mathématiques et des livres de comptes où l’on inscrit les mouvements financiers induits par ces achats d’armes. Tandis que la bourgeoisie et la noblesse des villes se passionne pour les analyses, le savoir, la littérature, les arts et les discussions propres aux intellectuels et aux religieux. Désormais, les parlements, les juges, les gouverneurs sont de fins juristes et de fins lettrés. En osmose avec les membres éminents du clergé et de l’aristocratie, ils sont en train de moderniser le sentiment religieux. La cérémonie très chrétienne de l’adoubement du chevalier tombe en désuétude. Le nouveau modèle de la noblesse devient celui du gentilhomme cultivé, capable de réflexion et de sensibilité, doté du raisonnement conceptuel et apte à comprendre les différents savoirs. Ce n’est pas encore le triomphe de la bourgeoisie. Mais c’est l’affirmation du savoir sur la violence et le seul courage physique.
 

UN LIVRE POUR RÉFLÉCHIR

Le Livre d’Heures va se définir sous cette influence. Il remplace les autres livres plus simples de prières où il suffisait finalement d’avoir cette fameuse foi du charbonnier. Les ornements du Livre d’Heures ne sont pas de simples décors. Ils sont chargés de symboles, ils sont des signes se rapportant à de vieilles traditions, des explications dont on a souvent perdu le sens. Elles sont difficiles à percevoir si l’on utilise l’esprit scientifique et rationnel de notre 21e siècle. Les références aux bêtes extraordinaires se rapportent aux histoires occultes de la religion et de l’alchimie, elles-mêmes sont les sources de la philosophie. Les images d’un personnage sanctifié rappellent sa vie édifiante mais aussi son histoire personnelle, elle aussi source de réflexion intellectualisée.
 
Ce Livre d’Heures s’inscrit ainsi, avec sa superbe ornementation, dans tout un contexte particulier du début de cette période appelée Renaissance. Une époque où la doctrine chrétienne avait été subtilement définie par des générations de théologiens où deux personnalités avaient joué un rôle primordial : Saint-Augustin et Saint-Thomas d’Aquin. Loin d’être opposées, leurs réflexions se complètent malgré les nombreux siècles d’écart. Elles offraient, en ce début du 16e siècle, une grille de lecture qui allait être primordiale jusqu’à Vatican II.

La pensée chrétienne occidentale, au début des années 1500, partait bien sûr des écrits testamentaires. Ils établissaient une rupture avec la pensée juive. Mais sans devenir pour autant une philosophie. Elle était une théologie. Saint-Augustin allait entériner la vision néoplatonicienne de ce dogme en déduisant que l’amour envers Dieu était supérieur à tout raisonnement. La foi n’est pas une science, mais un vécu et une transcendance. L’idéal du beau s’inscrit dans cette logique. Saint Thomas d’Aquin allait non pas changer le discours augustinien, mais l’orienter vers une sorte d’analyse de l’existant. Il menait, dans sa Somme Théologique, une exégèse des textes bibliques accompagnée de raisonnements logiques : la Trinité et la Révélation, l’amour de la part du Christ et de Dieu, le Saint-Esprit pouvaient être prouvés. Ils jouaient le rôle d’impulsion mystique venue du ciel et permettant aux humains d’entrer dans cette démarche de recherche de Dieu. Ils étaient la vraie vie morale, venue non pas du raisonnement logique, mais pourtant éclairée par ce dernier. À partir de cette organisation métaphysique structurée le chrétien devait mener sa vie spirituelle, et ensuite sa vie rationnelle. Le Livre d’Heures constituait une aide d’autant plus précieuse. Tout continuait à venir d’en haut, du divin. L’Apocalypse concluait le parcours, elle tirait son nom de sa traduction grecque révélation, mais il ne s’agissait pas d’une simple découverte de ce qui était jusqu’alors non compris par le croyant. C’était un véritable jugement, après des combats sur terre où les démons, ceux à qui Jésus avait refusé de céder, allaient être définitivement vaincus. Le Livre d’Heures indiquait parfaitement cette notion de lutte, de connaissance véritable, où le rôle de Vierge Marie était fondamental. Car elle indiquait la pureté annoncée, triomphante lors du Jugement dernier.
 

UNE TRANSCENDANCE AU-DELÀ DES SIÈCLES

Mais cette pureté elle-même était un appel à un humanisme triomphant, indéniable, malgré la violence de l’Apocalypse annoncée. Nous sommes dans une religion de l’amour pur, transcendantal. Et celui-ci tend à prouver qu’il n’y a pas eu de rupture entre cette époque religieuse du début du 16e siècle, pure résultante du Moyen-âge, et la Renaissance qui s’annonce. Il vaudrait mieux parler de continuité.
 
Le terme Renaissance ne sera d’ailleurs inventé que bien plus tard, au 19e siècle. Comme pour établir une sorte de progression naturelle menant à l’athéisme et au refus de la religion: Après le Moyen-âge, appelé The Dark Âge par des historiens anglais, viendrait la lumière de la Renaissance, suivie de l’esprit de rigueur du classicisme, suivi du Siècle des Lumières et de la liberté, puis de l’éclosion romantique des sentiments mêlée à l’amour de la nature, et s’achevant par le matérialisme scientifique où l’on réduit le monde surnaturel à une forme de légende et de superstition. Dieu est ainsi évacué.
 
Grâce à ce Livre d’Heures, on devine une autre suite logique des choses. Où les dessins et les peintures jouent un grand rôle. Où les personnages ont, par leur regard et leur attitude, une souplesse déjà toute humaniste. Où c’est l’amour qui prime car, il est d’essence surnaturelle, à l’image de l’amour exprimé par la vie des chevaliers moyenâgeux dans la conquête du Graal. Dans le moindre regard des personnages représentés, on ressent à la fois la perception du réel et la connaissance du surnaturel. Les dogmes de la foi laissent une liberté du sentiment, et celui-ci s’exprime à chaque image, à chaque couleur. Cela se répercute dans la lecture des textes. Où l’on entend la beauté des prières et l’esprit de finesse d’une religion conceptuelle, apte à saisir le monde dans sa complète évolution.

Matthieu Delaygue


* Spécialisées dans la reproduction de manuscrits enluminés, les Éditons Moleiro, grâce à leur savoir-faire restent fidèles au manuscrit original. Reliures en peaux tannées suivant les méthodes d’autrefois et édition sur papier spécial fabriqué à la main permettent de reproduire toutes les nuances des peintures et des parchemins : Plus que de simples fac similés elles éditent des « Quasi Original ».

 

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