Atlas universel de Fernão Vaz Dourado

Atlas universel de Fernão Vaz Dourado Carte 7: La Chine, le Japon et une partie du Sud-Ouest asiatique
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Carte 7: La Chine, le Japon et une partie du Sud-Ouest asiatique

L’espace présent sur la carte, reposant sur l’équateur, s’étend depuis Ceylan jusqu’au Japon et aux Moluques, c’est-à-dire, jusqu’à l’antiméridien de Tordesillas qui, bien que non dessiné, a été remplacé par une échelle de latitudes, près du bord droit du cadre. Ainsi peut-on observer avec minutie les littoraux (Malaisie, Cochinchine, Bornéo, Chine), les archipels et les nombreuses îles de l’océan Indien et des mers de la Chine méridionale ou orientale, tout comme le commencement de l’océan Pacifique.

La localisation de points (ports et îles) qui donnent, en les réunissant, la configuration des littoraux, se fonde sur les itinéraires nautiques, d’où, très souvent, leur aspect rectiligne et séquentiel, ainsi qu’une information lacunaire sur les côtes périphériques à ces routes, comme c’est le cas du rivage des golfes de Thaïlande et du Tonkin, mais bien meilleure en revanche concernant des littoraux plus attractifs commercialement, comme ceux entre Canton et Shanghai. La factorerie portugaise de Macao, établie dans les années 1550, qui assurait le lien entre les grandes routes maritimes et Canton, par le Fleuve des Perles, est pour la première fois figurée sur les cartes de Vaz Dourado.

Quatre drapeaux portugais sont implantés sur des lieux et des territoires concrets : Ceylan, Malacca, Japon et Moluques. Le pouvoir musulman est seulement indiqué par un grand blason avec des croissants dominant le golfe du Bengale ; toute l’Asie orientale (Chine, Thaïlande, Cochinchine) est illustrée, en plus des noms des grands royaumes, par huit pagodes de grandes dimensions, qui se réfèrent à une autre religion non encore symbolisée dans l’Atlas, le bouddhisme.

C’est probablement la carte la plus connue des atlas de Vaz Dourado, non seulement parce qu’elle figure pour les Européens nombre de nouveautés géographiques de l’Extrême-Orient, mais aussi pour son iconographie et sa richesse chromatique.

João Carlos Garcia
Faculdade de Letras, Universidade do Porto
(Extrait du volume de commentaires Atlas universal de Fernão Vaz Dourado)
 

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