L'Apocalypse en Français

f. 49r, Les quatrième et cinquième coupes (Ap. 16, 7-11)


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Toujours dans une attitude un peu prostrée (f. 48v), Jean voit se dérouler les deux fléaux suivants (f. 49). La composition est construite selon une élégante symétrie : le quatrième et cinquième anges, dont les mouvements convergents vers le milieu de l’espace évoluent sous des arcatures jumelles qui séparent le champ en parties égales ; elles mêmes sont divisées en deux dans le sens de la hauteur par un jeu quasi héraldique de fond or, bleu et rose pourpré.
À gauche, le soleil reçoit le contenu de la coupe qui lui est destiné ; altéré par sa propre ardeur décuplée, il darde ses rayons sur les hommes qui essaient en vain de se protéger de la brûlure. Ils se courbent en se cachant de manière dérisoire derrière ce qu’ils ont à portée de main : bouclier rond, écus, panneau de bois, morceau d’étoffe ou encore ce qui semble être une sorte de bassin cabossé et retourné pour faire office de large chapeau. À droite l’ange renverse le vase d’or au-dessus de la Bête qui demeure impassible mais ouvre ses sept gueules comme pour pousser un cri alors qu’elle est plongée dans les ténèbres, évoquées par la couleur bleu foncé sur laquelle se détache la scène. En face d’elle, les habitants de la terre se tordent de douleur, levant les mains et tirant des langues rougies à force d’avoir été mordues sous l’accès du supplice. Aveuglés par leurs péchés, ces félons ne cessent de blasphémer le nom de Dieu.

Marie-Thérèse Gousset et Marianne Besseyre
Centre de Recherche sur les Manuscrits Enluminés, BnF
(Extrait du volumen de commentaires Apocalypse 1313)


f. 49r, La cuarta y quinta copa (Ap. 16, 7-11)

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f. 49r, Les quatrième et cinquième coupes (Ap. 16, 7-11)

Toujours dans une attitude un peu prostrée (f. 48v), Jean voit se dérouler les deux fléaux suivants (f. 49). La composition est construite selon une élégante symétrie : le quatrième et cinquième anges, dont les mouvements convergents vers le milieu de l’espace évoluent sous des arcatures jumelles qui séparent le champ en parties égales ; elles mêmes sont divisées en deux dans le sens de la hauteur par un jeu quasi héraldique de fond or, bleu et rose pourpré.
À gauche, le soleil reçoit le contenu de la coupe qui lui est destiné ; altéré par sa propre ardeur décuplée, il darde ses rayons sur les hommes qui essaient en vain de se protéger de la brûlure. Ils se courbent en se cachant de manière dérisoire derrière ce qu’ils ont à portée de main : bouclier rond, écus, panneau de bois, morceau d’étoffe ou encore ce qui semble être une sorte de bassin cabossé et retourné pour faire office de large chapeau. À droite l’ange renverse le vase d’or au-dessus de la Bête qui demeure impassible mais ouvre ses sept gueules comme pour pousser un cri alors qu’elle est plongée dans les ténèbres, évoquées par la couleur bleu foncé sur laquelle se détache la scène. En face d’elle, les habitants de la terre se tordent de douleur, levant les mains et tirant des langues rougies à force d’avoir été mordues sous l’accès du supplice. Aveuglés par leurs péchés, ces félons ne cessent de blasphémer le nom de Dieu.

Marie-Thérèse Gousset et Marianne Besseyre
Centre de Recherche sur les Manuscrits Enluminés, BnF
(Extrait du volumen de commentaires Apocalypse 1313)


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