Atlas universel de Fernão Vaz Dourado

Atlas universel de Fernão Vaz Dourado Carte 8: Le Sud-Ouest asiatique et toute la côte découverte par Fernand de Magellan jusqu’à la côte de Java
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Carte 8: Le Sud-Ouest asiatique et toute la côte découverte par Fernand de Magellan jusqu’à la côte de Java

Près de deux cinquièmes de cette carte sont empruntés à la précédente : tout l’espace au nord de l’équateur et à l’ouest de l’échelle des latitudes est ainsi répété. Les grandes régions figurées s’étendent depuis la péninsule malaise, la Cochinchine et Sumatra, à Java, les îles de la Sonde (avec Solor et Timor), les Moluques et la Nouvelle-Guinée. L’équateur divise l’ensemble en deux parties égales : 19° vers le nord et autant vers le sud. La présence, dans la cartographie portugaise, de la séquence des îles de Sumatra, Java et des îles de la Sonde, en direction des Moluques, date des premières décennies du xvie siècle. L’image représentée ici par Vaz Dourado trouve ses « lointains » fondements dans les cartes insérées dans le Livro de Francisco Rodrigues (vers 1513), ou sur la carte de l’océan Indien attribuée à Pedro Reinel (vers 1517).

Les quatre drapeaux qui indiquent la présence et la possession portugaises de nombreux lieux et territoires se répartissent entre Malacca, les Moluques et les îles de la mer de Banda (Banda et Amboine). Dans le coin inférieur droit, sous un littoral rectiligne, dilaté et détaillé, à l’est de l’antiméridien de Tordesillas matérialisé par une échelle de latitudes, nous trouvons une marque de possession sur des territoires espagnols : un blason avec les armes de Castille-Léon et d’Aragon-Sicile. Entourant l’écusson, on lit l’inscription : « Cette côte fut découverte par Fernand de Magellan, Portugais, par ordre de l’empereur Charles, l’année 1520. » (Cette côte fut découverte par Fernand de Magellan, Portugais, par ordre de l’empereur Charles, l’année 1520). Cependant, la côte est-ouest, prolongée sur le folio suivant, illustre un ou plusieurs itinéraires nautiques, parallèles à l’équateur et à 4° S. Il s’agit clairement du littoral septentrional de la Nouvelle-Guinée, où Magellan ne s’est jamais rendu, mais qui fut parcouru pour la première fois en 1527 par dom Jorge de Meneses, du côté portugais, et par Álvaro de Saavedra, du côté espagnol, puis de manière plus fouillée par Ruy López de Villalobos et Iñigo Ortiz de Retes, lequel baptisa la grande île en 1545.

João Carlos Garcia
Faculdade de Letras, Universidade do Porto
(Extrait du volume de commentaires Atlas universal de Fernão Vaz Dourado)
 

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