Dioscoride de Cibo et Mattioli

Alkékenge (Physalis alkekengi), f. 4r


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« Il existe une autre variété de morelle, précisément appelée alkékenge. Ses feuilles sont semblables à la première morelle, mais plus larges ; quand elles sont grandes, ses petites tiges se courbent vers le sol. Son fruit se trouve à l’intérieur de follicules ronds, semblables à des vessies rougeoyantes ; il est rond, brillant, comme les grains de raisins utilisés dans les guirlandes. Cette plante a les mêmes vertus que la morelle noire et s’utilise de la même manière, mais elle n’est pas bonne à manger. Son fruit a un effet diurétique et soigne la jaunisse. On presse le suc de l’une et de l’autre herbe, on le fait sécher à l’ombre et on le conserve pour ses utilisations » (f. 7v).
 
On le rencontre aux lisières et dans les friches, les oliveraies et les vignobles, disséminé à travers l’Italie, l’Espagne, la France et le centre de l’Europe. Ses petits fruits ronds ou baies sont enfermés dans une vessie orangée formée par les cinq pièces du calice ; ils contiennent de l’acide citrique, de la vitamine A et C, des traces d’alcaloïdes, alors que leur enveloppe renferme un principe amer, la physaline. La décoction de ses fruits, si possible non mûrs, ou leur extrait étaient utilisés comme diurétique et pour combattre la goutte.

Ramón Morales Valverde 
Real Jardín Botánico de Madrid
(Extrait du volume de commentaires du Dioscoride de Cibo et Mattioli)

Dioscoride de Cibo et Mattioli Alkékenge (Physalis alkekengi), f. 4r

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Alkékenge (Physalis alkekengi), f. 4r

« Il existe une autre variété de morelle, précisément appelée alkékenge. Ses feuilles sont semblables à la première morelle, mais plus larges ; quand elles sont grandes, ses petites tiges se courbent vers le sol. Son fruit se trouve à l’intérieur de follicules ronds, semblables à des vessies rougeoyantes ; il est rond, brillant, comme les grains de raisins utilisés dans les guirlandes. Cette plante a les mêmes vertus que la morelle noire et s’utilise de la même manière, mais elle n’est pas bonne à manger. Son fruit a un effet diurétique et soigne la jaunisse. On presse le suc de l’une et de l’autre herbe, on le fait sécher à l’ombre et on le conserve pour ses utilisations » (f. 7v).
 
On le rencontre aux lisières et dans les friches, les oliveraies et les vignobles, disséminé à travers l’Italie, l’Espagne, la France et le centre de l’Europe. Ses petits fruits ronds ou baies sont enfermés dans une vessie orangée formée par les cinq pièces du calice ; ils contiennent de l’acide citrique, de la vitamine A et C, des traces d’alcaloïdes, alors que leur enveloppe renferme un principe amer, la physaline. La décoction de ses fruits, si possible non mûrs, ou leur extrait étaient utilisés comme diurétique et pour combattre la goutte.

Ramón Morales Valverde 
Real Jardín Botánico de Madrid
(Extrait du volume de commentaires du Dioscoride de Cibo et Mattioli)

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